[Technologies]4 questions à Bruno ARNALDI - Ouest Valorisation

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4 questions à …

Bruno Arnaldi, professeur INSA rennes, directeur adjoint de l’UMR IRISA *

 

Bruno Arnaldi, présentez-nous les concepts de RA/RV/RM.

Le principe de la réalité virtuelle est de placer un utilisateur en interaction sensori-motrice en temps réel avec un environnement purement virtuel. La RV permet de reproduire virtuellement une activité professionnelle, par exemple dans le but de former, décider, concevoir, communiquer, comprendre, analyser, … La réalité augmentée mélange des informations réelles avec des informations virtuelles dans le but d’augmenter les performances de l’utilisateur dans une tâche donnée. La réalité mixte est le contexte général dans lequel nous retrouvons les différents niveaux d’intégration du réel et du virtuel (réalité virtuelle, réalité augmentée, virtualité augmentée, …), c’est la fusion du monde réel et d’un monde virtuel où les objets réels et virtuels coexistent et peuvent interagir entre eux.

Quelles technologies sont utilisées dans ces domaines ?

Pour être capable de mettre en oeuvre des simulations dans le monde virtuel ou réel, il faut un certain nombre de technologies qui sont à la fois dans le domaine matériel et dans le domaine logiciel, les deux étant extrêmement importants car les limites du matériel peuvent être dépassées par l’association d’un logiciel adapté. On peut raisonnablement penser que l’on tend vers une démocratisation de ces technologies qui se diffusent dans le monde industriel et grand public. En effet, l’adoption de lunettes, casques ou salles immersives est croissante. Dans les salles immersives telle que la plate-forme Immersia, la qualité est obtenue par un nombre très important de pixels projetés, en stéréoscopie, dont la perspective dépend du point de vue de l’utilisateur.

Dans quels secteurs peut-on retrouver ces technologies ?

Les secteurs d’activité qui utilisent ces technologies sont majoritairement manufacturiers et en particulier les domaines du transport, de l’automobile, de l’aéronautique, ainsi que le domaine de l’énergie. Le secteur médical se développe également de manière très importante. Certains secteurs sont déjà très largement équipés, ils sont donc dès à présent en mesure d’exploiter et de profiter de ces technologies. En revanche, même les utilisateurs avertis peuvent encore progresser dans l’usage de la RV et de la RA, en particulier en utilisant ces technologies de manière non standard. Un exemple est le travail collaboratif asymétrique, c’est-à-dire travailler à plusieurs, avec des asymétries d’équipement et/ou de rôle ou en utilisant des technologies logicielles avancées (modèles de haut niveau, langages dédiés, algorithmes innovants, …).

En quoi vos recherches contribuent-elles à démocratiser ces technologies ?

Nos travaux de recherche ont des impacts variés : proposer, étudier et valider la qualité de métaphores d’interaction mais également proposer et valider de nouveaux modèles et outils logiciels, ce qui permet une meilleure expérience et une plus grande qualité d’immersion aux utilisateurs et facilite la création d’applications pour les concepteurs et les développeurs.

Pour aller plus loin : Virtual Reality and Augmented Reality, Mythes and Realities, par Bruno Arnaldi, Pascal Guitton et Guillaume Moreau, Edition Wiley-ISTE, Mars 2018

*Propos recueillis en 2018

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