
L’écosystème de l’innovation académique est une nouvelle fois à l’honneur ! La SATT Ouest Valorisation est extrêmement fière d’annoncer que quatre des start-up issues de la recherche publique qu’elle accompagne — Mottronix, Hit Mag, Ayakem et Ostara Surgery — figurent parmi les lauréats du prestigieux concours d’innovation i-Lab organisé par Bpifrance. Une formidable reconnaissance pour ces jeunes pousses Deeptech qui transforment l’excellence des laboratoires bretons et ligériens en solutions industrielles et sociétales concrètes.
« En tant que président de la SATT Ouest Valorisation, je félicite chaleureusement ces chercheurs de pointe et entrepreneurs innovants. Leurs réussites au concours i-Lab montrent combien les synergies entre les établissements de recherche et leurs laboratoires, la SATT Ouest Valorisation et les incubateurs-technopôles constituent le meilleur moteur pour transformer une idée scientifique en une véritable réussite industrielle. »
— Franck Teston, Président de la SATT Ouest Valorisation
Qu’est-ce que le concours i-Lab ?
Opéré par Bpifrance et financé par l’État dans le cadre du plan France 2030, le concours i-Lab est un dispositif incontournable de soutien à la création d’entreprises de technologies innovantes.
- Ce qu’il récompense : Il s’adresse exclusivement aux porteurs de projets Deeptech, exigeant à la fois une innovation technologique de rupture significative et une forte viabilité économique.
- Ce qu’il apporte : Devenir lauréat i-Lab représente un véritable accélérateur. Le concours offre une subvention pouvant atteindre 600 000 euros afin de financer le développement de la R&D. Au-delà du financement non dilutif, cette distinction confère une visibilité nationale et valide la crédibilité du projet auprès de futurs investisseurs et partenaires.
Les 4 lauréats Deeptech : Zoom sur les start-up
Ostara Surgery : La révolution de la chirurgie du genou sur mesure
Ostara, start-up en création, s’appuie sur le programme de maturation en cours, qui parachève les avancées majeures du projet initial FollowKnee (coordonné par l’INSERM et soutenu par France 2030 dans le cadre de l’Appel à projet RHU). La technologie vise à automatiser l’arthroplastie personnalisée du genou en déployant une chaîne numérique complète : conception sur mesure, et impression 3D des implants. L’objectif actuel est de valider ce processus in situ pour propulser cette nouvelle génération de prothèses.
Cette innovation de rupture est née au cœur du LaTIM (Laboratoire de Traitement de l’Information Médicale – UMR 1101), dont les tutelles sont l’UBO, l’IMT Atlantique, l’INSERM, et dont le CHU de Brest est partenaire, sous la houlette de son responsable scientifique et technique, le Professeur Éric Stindel (PUPH), accompagné de Guillaume Dardenne, ingénieur et chercheur INSERM, du Docteur Arnaud Clavé, chirurgien, ainsi que des ingénieurs maturation, Nina Boursieur, Ehouarn Maguet et Ludivine Maintier.
Le projet d’innovation a été accompagné à chaque étape par la SATT Ouest Valorisation : ingénierie contractuelle, gestion de la propriété intellectuelle — avec le dépôt initial d’un brevet et d’un logiciel — et financement de l’étude préliminaire de maturation économique qui a permis de valider le marché. Un second programme de maturation technologique a ensuite été lancé avec un co-financement par le consortium SNA COMS@N (Collectif pour la Maturation en Santé Numérique) ; il a d’ores et déjà abouti à la rédaction d’un nouveau brevet et d’un nouveau logiciel. Soutenue par le Pôle Universitaire d’Innovation (PUI) Blue Box, la Technopole Brest-Iroise et Emergys Bretagne, la future start-up poursuit aujourd’hui son recrutement d’un futur CEO pour porter cette innovation sur le marché.
« Cette reconnaissance au concours i-Lab constitue une étape cruciale pour Ostara Surgery. Un immense merci à notre équipe et à l’ensemble des partenaires qui nous accompagnent dans cette réussite, notamment la Région Bretagne via le Technopôle Brest-Iroise, Biotech Santé Bretagne, ainsi que la SATT Ouest Valorisation qui finance notre programme de maturation. Cette distinction renforce notre ambition de faire émerger une nouvelle génération de dispositifs médicaux personnalisés, conciliant innovation clinique et excellence industrielle. » — Pr. Éric Stindel, porteur du projet de création de start-up Ostara Surgery
*Ce consortium bénéficie d’aides de l’État gérée par l’Agence Nationale de la Recherche au titre de France 2030 portant les références « ANR-21- MATP-0901 » et « ANR-21-MATP-0902 »
HIT Mag : L’aimant du futur sans terres rares
HIT Mag ambitionne de révolutionner le marché des aimants permanents en développant des aimants haute performance totalement affranchis des terres rares. Basée sur un matériau breveté, cette innovation écologique redonne à l’Europe sa souveraineté industrielle pour fournir les secteurs de l’éolien, de la robotique et des véhicules électriques.
L’année 2026 est une étape charnière pour la jeune pousse, marquée par sa création et également par une levée de fonds de 1,6 million d’euros pour transférer les résultats probants du laboratoire vers une preuve de concept (POC) industrielle. Une nouvelle levée de fonds est en perspective pour financer la construction d’une usine qui produira des aimants permanents sans terre rare plus performants et plus durables que ceux existant aujourd’hui.
Issue du Lab-STICC (UMR 6502) à Brest, la technologie naît des travaux du physicien Jean-Luc Mattei et du chimiste Antoine Hoëz, accompagnés d’Alexis Chevalier et du président de la start-up Arnault Trac.

De la paillasse au lancement de la start-up, la SATT Ouest Valorisation a joué un rôle déterminant : financement de la maturation — grâce notamment au soutien du consortium SNA CACTUS* (ANR / France 2030) – protection intellectuelle et transfert fluide vers la start-up. Le projet, soutenu par le PUI Blue Box, a obtenu la prestigieuse Bourse French Tech de Bpifrance, avant d’être accompagné dans sa phase de création par la Technopole Brest Iroise (TBI).
* Le consortium CACTUS bénéficie d’aides de l’État gérées par l’Agence Nationale de la Recherche au titre de France 2030 portant la référence « ANR-21-MATP-0602 »
Mottronix : L’intelligence artificielle frugale inspirée du cerveau

Mottronix, lancée en 2026, est une spin-off de Nantes Université et du CNRS. La start-up développe des processeurs neuromorphiques à base de matériaux quantiques. En positionnant le calcul au cœur de la mémoire — un fonctionnement inspiré du réseau neuronal humain —, la technologie permet d’atteindre des performances inédites, tout en consommant plus de 10 000 fois moins d’énergie que l’architecture classique. La start-up, née au sein de l’Institut des Matériaux de Nantes Jean Rouxel (UMR 6502 IMN), bénéficie de la force d’un écosystème nantais fédérant Atlanpole et l’incubateur KIVO.
La SATT Ouest Valorisation a joué un rôle pivot, aux côtés du CNRS et CNRS Innovation, dans l’émergence de la start-up en finançant les différentes phases de maturations technologiques pour valider les prototypes avec un co-financement de la région Pays de la Loire (Mott-IA), et en protégeant la grappe de brevets l’international.
La SATT a également accompagné les fondateurs dans la structuration de leur modèle économique, une synergie qui a abouti début 2026 à la signature d’un accord de licence exclusif avec le CNRS et Nantes Université. En savoir plus
Lauréat BFTLab, ce projet a été financé par l’Etat dans le cadre du plan Deeptech.
Ayakem : La photocatalyse pour une chimie biosourcée et décarbonée

Ayakem développe un procédé innovant de photocatalyse permettant de valoriser des molécules biosourcées pour s’affranchir de la pétrochimie. Grâce à de nouveaux photocatalyseurs, la technologie permet la rupture sélective des liaisons de la lignine. L’objectif est de transformer ce coproduit de l’industrie papetière en polyols biosourcés à haut rendement, destinés à de futures applications industrielles comme la fabrication de polyuréthanes.
Issue d’un programme de maturation rennais, la société Ayakem est née en mars 2026 de l’association entre le startup studio à impact 4elements, le chercheur Pr Jean-François Soulé, Chimie ParisTech – PSL, le CNRS et la SATT Ouest Valorisation.
Ce projet d’excellence en chimie a vu le jour au sein de l’Institut des Sciences Chimiques de Rennes (ISCR), sous les tutelles de l’Université de Rennes, le CNRS, l’ENSCR et l’INSA de Rennes, et avec le soutien notable de l’ADEME, de Bpifrance et de l’État. Il poursuit son développement technologique à travers une collaboration entre Ayakem et l’école nationale supérieure de Chimie de Paris.
« Cette distinction marque une étape majeure dans le développement de notre technologie de production de polyols biosourcés. Grâce à notre procédé breveté de photocatalyse de la lignine, notre mission est claire : offrir à l’industrie de la construction et de la mobilité bas carbone des produits biosourcés compétitifs et performants. Un grand merci à la SATT Ouest Valorisation pour leur confiance et leur soutien, ainsi qu’à tous nos partenaires pour leur engagement à nos côtés. » — Cédric BOISART et Olivier FLECHON, dirigeants d’Ayakem
