[Technologies]4 projets sélectionnés pour l’AMI agriculture, aquaculture, agro-alimentaire - Ouest Valorisation

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Pour la deuxième année consécutive, Ouest Valorisation et INRAE ont lancé un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) conjoint dans les domaines de l’Agriculture, l’Aquaculture et l’Agroalimentaire. Cette année, l’accent a été porté sur des projets de pré-maturation afin de détecter dans les laboratoires du périmètre de la SATT, des projets dans les premières phases du transfert de technologie. Grâce à un jury de sélection composé de membres d’INRAE, de Ouest Valorisation et de l’Institut Carnot AgriFood Transition, cet appel a permis la sélection de 4 projets dans des thématiques très diverses des matériaux biosourcés,  de l’agroalimentaire, de la pisciculture et du traitement des effluents d’élevage. 

« Cet AMI de Ouest Valorisation a sélectionné cette année des projets qui contribueront à la durabilité des systèmes de productions agricoles et agro-alimentaires en promouvant l’utilisation des co-produits, développant l’économie circulaire et réalisant la preuve de concept sur de nouveaux process. L’association d’INRAE Transfert dans la promotion de l’AMI et l’évaluation des projets, en lien étroit avec les équipes de la SATT, permet d’assurer l’adéquation des livrables envisagés avec les besoins des acteurs de la sphère agri-agro (entreprises, filières…) et d’envisager des perspectives de valorisation facilitées à l’issue de ces développements. » Anne Brunner, Eric Dufour, Olivier Ruetsch de INRAE.

Cet AMI avait pour objectif de faire émerger des innovations issues des laboratoires de recherche académique des régions Bretagne et Pays de la Loire dans les domaines de l’agriculture, l’aquaculture et l’agro-alimentaire. C’est chose faite !

Quels sont ces projets?

  • Le projet STEVEP a pour objectif de proposer un procédé de traitement et de valorisation des effluents piscicoles innovant et complet.
  • Le projet PROTÉGÉ vise à proposer un procédé couplé innovant permettant à la fois de traiter les émissions gazeuses issues de l’élevage, notamment d’ammoniac, et de purifier un biogaz généré in situ par un procédé de méthanisation, notamment vis-à-vis de l’hydrogène sulfuré qu’il contient. Il s’inscrit parfaitement dans un concept d’économie circulaire dans la mesure où les sous-produits de l’étape de traitement de l’ammoniac sont utilisés pour éliminer l’hydrogène sulfuré. De même, les sous-produits de l’étape de traitement de l’hydrogène sulfuré peuvent également être « rentabilisés » dans l’étape de traitement de l’ammoniac.
  • À partir d’une preuve de concept déjà effectuée sur des drêches industrielles de tomates, le projet MAFOTOm2 propose d’optimiser la synthèse sans catalyseur et à façon de matériaux fonctionnalisables à haute valeur ajoutée. L’industrie de transformation des fruits génère des co-produits, ou drêches, qui contiennent essentiellement les peaux et les graines des fruits qui sont à ce jour peu valorisées. Or ces déchets sont riches en cutine, un polyester d’acides gras hydroxylés. Ces molécules biosourcées ont des propriétés chimiques uniques qui en font d’excellents synthons pour le développement de nouveaux matériaux biosourcés et bio-inspirés présentant des architectures et des fonctionnalités originales.
  • Le projet CAKE 3D vise à développer un dispositif de cuisson en continu de pâte à cake en vue d’application en impression 3D. Dans le cas de ce projet, la cuisson est réalisée par chauffage ohmique dans une buse spéciale. Assurer la cuisson en continu d’une pâte céréalière adresse des défis spécifiques. La buse qui a été conçue apporte une solution opérationnelle. Ce projet vise à contribuer à la construction de nouveaux prototypes et à accompagner le projet pour réaliser un démonstrateur de qualité industrielle (TRL7) en s’appuyant sur les moyens de recherche associées.

 

Pour rappel, les thématiques recherchées étaient :

  • les écotechnologies,
  • l’environnement,
  • les ingrédients pour l’alimentation et la nutrition santé,
  • les procédés agro-alimentaires,
  • l’usine agro-alimentaire du futur,
  • la bioéconomie,
  • la production d’énergie à partir de biomasse ou d’effluents,
  • la valorisation de la biomasse,
  • la digitalisation de l’agriculture,
  • l’agriculture de précision,
  • la santé des animaux de rente et protection des plantes,
  • la production végétale, systèmes de cultures,
  • la production animale, systèmes d’élevage…

 

Les critères utilisés pour évaluer les dossiers de candidature étaient :

  • Réponse à un besoin industriel/socio-économique ;
  • Niveau de maturité de l’innovation ;
  • Propriété intellectuelle (brevet, savoir-faire…) ;
  • Expertise du/des porteurs de projets dans le domaine ;
  • Environnement scientifique du/des porteurs de projets ;
  • Diversité des applications potentielles ;
  • Perspective de valorisation à moyen-terme (Licensing, création de start-up…) et potentiels retours économiques – intérêt sociétaux ;
  • Faisabilité eu égard aux moyens demandés/disponibles.
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